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Vues d’en haut

 
 
 
 

L’oeil icarien déploie les ailes du désir d’infinis paysages.C’est un point de vue,

un regard vertical sur le monde.

 L’histoire et les enjeux de ce regard inversé-renversant sont présentés jusqu’au

7 Octobre 2013 par le Centre Pompidou Metz dans le cadre de l’exposition

Vues d’en haut :

« Sur plus de 2000 m2, l’exposition plonge dans le rêve d’Icare et  offre, à travers près de 500 œuvres en dialogue (peintures,  photographies, dessins, films, maquettes d’architecture, installations,  livres et revues…), un panorama inédit et spectaculaire de l’art moderne  et contemporain.

Depuis quelques années, la vue aérienne suscite un regain d’intérêt. Du succès de La Terre vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand à la popularité de Google Earth, la vue à vol  d’oiseau fascine, tant par la beauté des paysages dévoilés que par le  sentiment de toute-puissance qu’elle inspire.

L’exposition Vues d’en haut prend appui sur cette actualité pour remonter aux origines de la  photographie aérienne et explorer son impact sur la création artistique  et, de fait, sur l’histoire de l’art.

Les premiers clichés aériens  pris par Nadar depuis un aérostat, dans les années 1860, marquent le  début de l’émancipation du regard. Voir le monde, non plus à hauteur  d’yeux, mais depuis une machine volante, revient à briser le modèle de  perspective issu de la Renaissance. Désormais le corps, mobile et  flottant, n’est plus le point d’ancrage de la vision de l’espace. C’est  un monde sans relief, dénué de saillies et de creux, qui s’offre au  regard, devenu panoramique. Progressivement, la terre se mue en une  surface plane où les repères se confondent et se perdent.

Depuis  plus de 150 ans, peintres, photographes, architectes et cinéastes ne  cessent d’explorer les enjeux esthétiques et sémantiques de ce  renversement perspectif. L’exposition Vues d’en haut propose de retracer ce cheminement passionnant qui, pour la première  fois, fait l’objet d’une grande exposition pluridisciplinaire.

L’exposition se déploie en huit sections thématiques – basculement,   planimétrie, extension, distanciation, domination, topographie,   urbanisation, supervision – qui s’inscrivent dans la chronologie des   temps modernes, ponctuée par la Première et la Seconde Guerres   mondiales. Une scénographie inédite fait évoluer le visiteur dans le   temps comme dans l’espace : au fil du parcours, la vision s’élève, du   balcon au satellite. »

Un catalogue accompagnera l’exposition.

Commissaire générale : Angela Lampe, conservatrice au Centre Pompidou, Musée national d’art moderne.