Archives de catégorie : Images satellites du jour

Matrice d’un monde possible

 

 

 

 

 

« J’ai rêvé, l’autre soir, d’îles plus vertes que le songe… et les navigateurs
descendent au rivage en quête d’une eau bleue ; ils voient – c’est le reflux – le lit
refait des sables ruisselants : la mer arborescente y laisse, s’enlisant, ces pures
empreintes capillaires, comme de grandes palmes suppliciées, de grandes filles
extasiées qu’elle couche en larmes dans leurs pagnes et dans leurs tresses dénouées.
« Et ce sont là figurations du songe.[…]

Saint-John Perse
Amers OC. p. 327 sq.

 

 

 

 

 

 

Ouvrir l’automne à la page des gris

 

 

 

 

 

…de poivre et de cendres, laisse tes silences guider l’esquisse…

Paris, 22 Septembre 2016

 

 

 

 

 

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Un, parmi (des livres) sur la Place, une place aux rencontres et quelques plages de gris colorés :

Depuis 1998, Annie Mollard-Desfour, linguiste, semiologue au CNRS, ne cesse d’enrichir la série de ses dictionnaires (Le rouge, le Rose, le Blanc, le Noir, le Vert, le Bleu). Elle rassemble et décrypte les origines lexicales de tous les mots, locutions et expressions ayant rapport aux couleurs dans la société occidentale au XXe et XXIe siècles.

Son dernier ouvrage consacré au gris débute sur une magnifique préface de Philippe Claudel, Romancier, cinéaste qui retient du gris « la douceur qu’il procure et qui permet d’estomper, de faire disparaitre du monde et de nos vies, toutes formes tranchantes, qu’elles soient mentales ou physiques. »

la couleur comme un  phénomène particulièrement complexe selon Annie Mollard – Desfour, dans lequel entrent en compte des données non seulement physiques et physiologiques, mais aussi psychologiques et culturelles, la couleur, ce que l’on connait d’elle ,et ses mystères aussi

 

Et les yeux de Veronica …;….. étaient-ils Gris Velasquez ou Gris Renoir ……..?..

 

 

 

 

 

Dernières nouvelles du Un

 

 

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« Dernière nouvelles de l’air  » et nouvelle respiration, le « Un » prolonge ses explorations estivales après la mer, le cosmos, et le désert .
De forme atypique, l’hebdomadaire est conçu comme une carte qui se déplie et sans aucun parti pris, le pli peut se prendre rapidement à la découverte de toute nouvelle grande thématique .

Le parcours est ouvert , on convoque le regard du poète, de l’historien, de l’anthropologue ou de l’artiste ,on ponctue par de belles illustrations, autant de points de vues précieux et de tentatives de questionnements , une sorte d’ « espèces d’espaces »,  fragiles , on se rappellerait presque Perec, pour lequel l ’espace était un  doute :

« il me faut sans cesse le marquer, le désigner, il n’est jamais à moi, il ne m’est jamais donné, il faut que j’en fasse la conquête …. »

 

 

Le 1, une nouvelle expérience de presse
Fondé par Éric Fottorino, Laurent Greilsamer, Henry Hermand et Natalie Thiriez, le 1 est un hebdomadaire innovant et atypique, sans publicité. Journal d’idées, rassemblant littérature et expertises, il traite chaque semaine d’un seul sujet. Le 1 se donne pour mission de décrypter l’actualité et de donner à ses lecteurs des outils pour comprendre un monde complexe. Avec 45g de papier et les signatures d’écrivains, de chercheurs et d’artistes, le 1 s’engage à rendre le savoir accessible. (Extrait présentation du journal)

 

 

 

 

 

L’heure présente

 
 
 

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France, Paris, 2001 
Portrait d'Yves Bonnefoy, écrivain, essayiste et critique d'art français

GÉRARD RONDEAU / AGENCE VU POUR LE MONDE

 
 
 
 

(...) Nous plongions nos mains dans le langage,
 
Elles y prirent des mots dont nous ne sûmes
 
Que faire, n’étant rien que nos désirs.
 
Cette eau, notre espérance.
 
D’autres sauront chercher à plus profond
 
Un nouveau ciel, une nouvelle terre.(...)
 
 
Yves Bonnefoy, L'heure présente

 
 
 
 
 

Voyage au coeur des images

 
 
 
 
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(…) considérer les fragments d’une mémoire en termes de géographie . Dans toute vie nous trouverions des continents, des îles, des déserts, des marais, des territoires surpeuplés et des terrae incognitae. De cette mémoire nous pourrions dessiner la carte, extraire des images (…)
 
Chris Marker, notes sur Immemory